Dans un contexte mondial marqué par la montée en puissance des actifs immatériels, le Maroc consolide progressivement sa position dans le domaine de la propriété industrielle, soutenu par une dynamique soutenue des dépôts, un cadre juridique modernisé et une stratégie orientée vers l’innovation.
Cette évolution s’inscrit dans une transformation structurelle du tissu économique national, caractérisée par l’essor de l’économie du savoir et une valorisation accrue des actifs immatériels. Dans ce cadre, la propriété industrielle s’impose de plus en plus comme un pilier essentiel pour renforcer la compétitivité des entreprises, tout en constituant un indicateur du niveau de maturité de l’écosystème entrepreneurial et innovant du pays.
À l’occasion de la Journée mondiale de la propriété intellectuelle, célébrée le 26 avril de chaque année, le directeur général de l’Office marocain de la propriété industrielle et commerciale, Abdelaziz Babqiqi, a souligné, dans une déclaration, que le secteur connaît une « dynamique continue », traduisant la progression de l’innovation, de la créativité et de l’entrepreneuriat au Maroc.
Selon lui, cette dynamique s’inscrit dans un processus de mutation structurelle de l’économie nationale, où les actifs immatériels occupent désormais une place stratégique dans l’amélioration de la compétitivité des entreprises.
Les performances enregistrées par le Royaume dans les classements internationaux viennent conforter cette tendance. Le Maroc s’est ainsi hissé à la première place en Afrique et dans le monde arabe selon l’indice international de la propriété intellectuelle en 2026. Par ailleurs, il a gagné neuf positions dans l’indice mondial de l’innovation 2025, se classant au 57ᵉ rang sur 139 économies évaluées.
Sur le plan opérationnel, cette dynamique se traduit par une progression significative des dépôts. En 2025, plus de 32 000 demandes de marques ont été enregistrées, dont 68 % d’origine marocaine, témoignant d’un intérêt croissant des entreprises nationales pour la protection de leurs actifs.
Dans le même sillage, 2 983 demandes de brevets ont été déposées, en hausse de 2 %, avec une augmentation notable de 34 % des dépôts nationaux, reflétant un renforcement des capacités d’innovation locale.
Le segment des dessins et modèles industriels confirme également cette tendance, avec 6 194 dépôts enregistrés, dont 82 % émanant d’acteurs marocains, illustrant une appropriation accrue des mécanismes de protection de l’innovation par les opérateurs économiques.
Au-delà des indicateurs quantitatifs, les autorités mettent en avant les avancées réalisées dans la construction d’un écosystème intégré de la propriété industrielle, fondé sur une implication renforcée des acteurs publics et privés.
Dans cette perspective, la protection de la propriété industrielle apparaît comme un levier stratégique majeur pour stimuler l’innovation, améliorer la compétitivité et renforcer l’attractivité du pays en matière d’investissement.
Afin d’accompagner cette dynamique, l’Office marocain de la propriété industrielle et commerciale déploie une stratégie articulée autour de plusieurs axes, notamment le renforcement du cadre juridique et réglementaire, la digitalisation des procédures et le développement de sa présence territoriale.
À l’échelle internationale, l’institution œuvre également à consolider ses partenariats avec les organismes spécialisés, dans le but de faciliter la protection des innovations marocaines à l’étranger et de favoriser leur intégration dans les systèmes mondiaux de propriété industrielle.
Ces initiatives traduisent une ambition affirmée : faire de la propriété industrielle un moteur central de l’économie de l’innovation au Maroc, au service de la compétitivité et du développement économique.