Essaouira, 10 mai 2026 – L’arganier constitue un levier stratégique pour renforcer la résilience des zones arides et semi-arides, a affirmé dimanche à Essaouira le chercheur de l’Institut national de la recherche agronomique, Rachid Mentak.
S’exprimant lors d’une table ronde organisée dans le cadre de la huitième édition du Congrès international de l’arganier, tenue sous le thème « Arganiculture, biotechnologies et amélioration génétique », le chercheur a souligné que cet arbre emblématique du Maroc joue un rôle essentiel dans la préservation des ressources naturelles, la protection de la biodiversité et le soutien au développement socio-économique des populations locales.
Il a insisté sur la nécessité de développer une arganiculture moderne et durable, fondée sur des approches scientifiques capables de répondre aux défis liés aux changements climatiques, à la pression humaine croissante et au faible renouvellement naturel de cette espèce forestière.
Cette rencontre a également permis de mettre en lumière les avancées réalisées dans le domaine de la culture de l’arganier, notamment à travers l’amélioration des différentes étapes de production et la domestication progressive de l’arbre.
Les travaux présentés ont souligné l’importance de la qualité du matériel végétal dans la réussite des programmes de plantation, la réhabilitation des écosystèmes dégradés et le développement d’une filière durable de l’arganier.
Les participants ont par ailleurs évoqué les progrès enregistrés dans les techniques de production de plants en pépinière, ainsi que dans l’amélioration des conditions de croissance et d’adaptation des jeunes plantations.
Organisée sous le Haut Patronage de Mohammed VI, cette huitième édition du Congrès international de l’arganier réunit près de 500 chercheurs, experts et acteurs institutionnels et professionnels venus du Maroc et de plusieurs pays.
L’événement est organisé par l’Agence nationale pour le développement des zones oasiennes et de l’arganier, en partenariat avec l’Institut national de la recherche agronomique, l’Agence nationale des eaux et forêts et la Fédération interprofessionnelle de la filière arganier, avec pour objectif de renforcer les échanges scientifiques et les partenariats autour du rôle stratégique de l’arganier et de son écosystème.