La Faculté des sciences juridiques, économiques et sociales de l’Université Mohammed Premier à Oujda a accueilli, le samedi 24 octobre 2026, la soutenance de la thèse de doctorat en droit public de Rachid Hjaji, consacrée au contrôle des organisations de la société civile dans le cadre de la coopération pour le développement. Le jury lui a accordé la mention « Très honorable », assortie d’une recommandation de publication de son travail.
La Faculté des sciences juridiques, économiques et sociales de l’Université Mohammed Premier à Oujda a abrité, samedi 24 octobre 2026, la soutenance de la thèse de doctorat en droit public présentée par Rachid Hjaji, sous le titre « Le contrôle des organisations de la société civile dans le cadre de la coopération pour le développement ». À l’issue de la délibération, le jury a décerné au candidat le grade de docteur avec la mention « Très honorable » et recommandé la publication de sa thèse.
Le jury était composé des professeurs Othmane Ziani, Abderrahim El Allam, Zohreddine Taybi, Mbarak Hya et Mhamad Badaoui. Les travaux de soutenance ont porté sur une problématique au croisement du droit public, de la gouvernance associative et des politiques de coopération pour le développement.
La recherche examine les rapports entre l’autonomie des organisations de la société civile et les exigences de contrôle, de transparence et de responsabilité. Elle s’inscrit dans un contexte caractérisé par l’élargissement des missions confiées aux associations et la diversification de leurs sources de financement, des évolutions qui soulèvent des questions relatives à la gouvernance, à la gestion des ressources et à l’efficacité des projets de développement.
À travers une approche juridique et institutionnelle, enrichie par une analyse comparative et une enquête de terrain, la thèse interroge la capacité du dispositif de contrôle au Maroc à répondre aux mutations du secteur associatif. L’enjeu consiste notamment à garantir une gestion rigoureuse des ressources et à renforcer la responsabilité des organisations, sans porter atteinte à leur autonomie ni restreindre indûment la liberté d’initiative associative.
L’étude met également en évidence l’importance d’une meilleure coordination entre les différents acteurs chargés du contrôle, ainsi que la nécessité d’adapter les obligations administratives et financières aux capacités réelles des organisations concernées. Elle souligne, dans cette perspective, l’intérêt de vérifier l’effectivité des mécanismes de gouvernance, au-delà de leur simple existence formelle.
Parmi les principales recommandations formulées figurent le renforcement des compétences des ressources humaines, l’institutionnalisation de la formation continue et la diversification des sources de financement à travers des mécanismes innovants et alternatifs, compatibles avec le caractère non lucratif des associations.
La thèse préconise également le développement du contrôle interne et des dispositifs d’évaluation, ainsi que la création d’un registre national unifié des associations reposant sur des données actualisées. Une telle démarche devrait, selon les orientations de la recherche, s’accompagner de garanties appropriées en matière de protection des données personnelles et de respect de la liberté d’association.
Enfin, le travail insiste sur la nécessité de consolider les relations entre les organisations de la société civile et les institutions de recherche, afin de favoriser la production de connaissances, l’amélioration des pratiques de gouvernance et l’évaluation des actions menées sur le terrain.
En abordant les enjeux juridiques et institutionnels du contrôle associatif, cette recherche contribue au débat scientifique et public sur l’évolution du cadre régissant la société civile au Maroc. Elle met en perspective la recherche d’un équilibre entre autonomie, transparence et responsabilité, dans l’objectif de renforcer la contribution des organisations associatives aux dynamiques de coopération et de développement.