Débats et pressions autour de la reconnaissance de Safi en zone sinistrée

FR TAHQIQE24

Apparaissent de plus en plus pressants les appels à déclarer la ville de Safi en zone sinistrée. Cette demande fait suite aux inondations exceptionnelles qui ont frappé la province, causant la mort de trente-sept personnes et d’immenses dégâts aux infrastructures publiques comme aux biens privés.

Face à l’ampleur du désastre, plusieurs acteurs estiment urgent d’activer le cadre légal prévu pour les catastrophes naturelles. L’Organisation marocaine des droits humains (OMDH) et l’Association des Barreaux du Maroc (ABM) enjoignent ainsi au gouvernement d’assumer ses responsabilités et d’engager un processus global de réparation. Elles annoncent même leur intention de recourir à un contentieux stratégique pour obtenir une décision judiciaire contraignant l’État à appliquer la loi n°110.14 relative aux événements catastrophiques.

Sur le plan politique, la mobilisation se confirme. Le Parti de la justice et du développement (PJD) a interpellé l’Exécutif dans une lettre au chef du gouvernement. Il réclame l’accélération des démarches pour la reconnaissance officielle de la catastrophe, la délimitation de la zone sinistrée, l’enregistrement des victimes et l’activation des mécanismes d’indemnisation. Le parti insiste particulièrement sur la vulnérabilité de la médina de Safi, où la densité de population et d’activités a aggravé les impacts, renforçant le caractère catastrophique de l’événement au sens de la loi.

Le PJD souligne par ailleurs la nécessité d’encadrer rigoureusement la mise en œuvre de ce dispositif. Il rappelle que son financement repose notamment sur une contribution additionnelle prélevée sur les contrats d’assurance. Pour les victimes non assurées, la loi a prévu la création d’un Fonds de solidarité, alimenté par une taxe parafiscale dédiée.

En définitive, l’ensemble des parties pressent les autorités d’agir avec célérité. Une application rapide et effective de ces mécanismes est présentée comme un levier indispensable pour atténuer les répercussions socio-économiques du drame et pour donner corps, dans l’urgence, au principe de solidarité nationale.

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous ne pouvez pas copier le contenu de cette page