Réplique citoyenne à une enquête partiale sur le Maroc

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Youssef Bounoual
Docteur en Droit public
Membre du Conseil National du Mouvement Populaire

Réagit avec fermeté à la série d’articles publiée par Le Monde sous le titre « L’énigme Mohammed VI ». Cette enquête, signée Christophe Ayad et Frédéric Bobin, témoigne d’une partialité déconcertante qui frôle souvent la malhonnêteté intellectuelle. Le premier volet, intitulé « Au Maroc, une atmosphère de fin de règne », relève davantage du fantasme que de l’analyse sérieuse, ignorant délibérément la réalité d’une monarchie ancrée dans l’histoire marocaine depuis douze siècles.

Rappelle que la monarchie marocaine a su traverser les turbulences de l’histoire, y compris les contestations du Printemps arabe de 2011, en initiant au contraire d’importantes réformes institutionnelles et politiques. Le discours royal du 29 juillet 2025, prononcé à l’occasion du 26ème anniversaire de l’accession au trône de Mohammed VI, a justement réaffirmé la force des liens d’allégeance et la légitimité historique de l’institution monarchique.

Dénonce particulièrement les portraits caricaturaux brossés par les deux journalistes, présentant feu Hassan II en « autocrate égomaniaque » et Mohammed VI en « garçon timide et complexé ». Cette vision réductrice ignore superbement la riche histoire du Maroc, écrite par les Marocains eux-mêmes, et non par des observateurs étrangers qui s’arrogent le monopole du récit historique.

Souligne les réalisations concrètes des vingt-six années de règne de Mohammed VI : réconciliation nationale, projets structurants comme Tanger Med, le TGV ou le complexe Noor, avancées dans les droits humains et le statut de la femme, sans oublier le retour du Maroc sur la scène africaine. Autant de réalisations qui contredisent la thèse des « réformes inachevées » avancée par le journal français.

Réaffirme l’unité nationale autour de la question du Sahara marocain, cause sacrée pour tous les Marocains. La proposition d’autonomie sous souveraineté marocaine, saluée par le Conseil de sécurité de l’ONU et soutenue par un nombre croissant de pays, démontre la maturité politique du Royaume et son attachement à une solution pacifique et réaliste.

Déplore les méthodes approximatives des journalistes qui, dans leur cinquième épisode, se basent sur des interprétations non vérifiées d’événements isolés pour évoquer des « secrets de palais ». L’absence de Yassine Mansouri à la cérémonie de vœux, expliquée par son pèlerinage à La Mecque, ou les spéculations autour de Fouad Ali El-Himma, révèlent une méconnaissance des réalités institutionnelles marocaines.

Constate que le dernier volet de l’enquête méconnaît la particularité du modèle marocain d’intégration des islamistes dans le jeu politique, contrairement à d’autres pays de la région. Le Roi maintient une distance égale avec toutes les formations politiques, comme l’a rappelé Sa Majesté dans son discours du 30 juillet 2016.

Termine en affirmant que cette réaction n’est pas motivée par une obligation de répondre à une enquête biaisée, mais par la conviction profonde d’un citoyen en l’avenir prometteur de son pays. Loin de l' »atmosphère de fin » imaginée par Le Monde, le Maroc continue sa marche vers le progrès, porté par une vision claire et des institutions stables qui ont fait leurs preuves à travers les siècles.

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