Prononce des peines de prison ferme totalisant 162 ans, la chambre criminelle près la Cour d’appel d’Agadir a condamné, mardi soir, dix-sept personnes reconnues coupables d’actes de violence et de vandalisme. Ces faits s’étaient déroulés dans la localité d’Aït Amira, relevant de la province de Chtouka Aït Baha, lors de manifestations initiées par le mouvement GenZ212.

Plus précisément, le groupe a été reconnu coupable d’« incendie volontaire », de « destruction de biens » et de « participation à des actes de violence contre les forces de l’ordre ». Ces accusations font suite aux émeutes qui avaient éclaté dans la nuit du 30 septembre au 1er octobre, plongeant la région dans un climat de tension.
À l’issue de plusieurs audiences, le tribunal a rendu son verdict, assorti de peines allant de trois à quinze années de réclusion. Le prononcé s’est décliné comme suit trois accusés ont écopé de quinze ans de prison chacun, un autre de douze ans, neuf de dix ans, un de quatre ans, et deux de trois ans chacun.
Pour parvenir à ce jugement, la juridiction a examiné en détail les circonstances des faits, les motivations des accusés et l’ampleur des dégâts causés. Les débats ont mis en lumière une nuit de violences ayant entraîné la destruction de véhicules des forces de l’ordre, des jets de pierres, ainsi que des incendies et des dommages importants aux biens publics et privés.