Assure le suivi de la situation et mobilise l’ensemble des acteurs. Face à des conditions climatiques exceptionnelles qui perturbent depuis plusieurs semaines l’activité portuaire et retardent l’arrivée des navires, le ministère de la Transition Énergétique et du Développement Durable a pris les devants. Son objectif est clair : garantir un ravitaillement régulier en produits pétroliers et surmonter les obstacles logistiques qui entravent actuellement le déchargement de certains bateaux.
Pour ce faire, le département travaille en étroite coordination avec les professionnels du secteur. Les données recueillies sont rassurantes : le stock national dépasse actuellement les 617 000 tonnes, un volume jugé suffisant pour satisfaire la demande en attendant une amélioration météorologique. En outre, une réserve supplémentaire conséquente, représentant plus d’un million de tonnes, se trouve déjà en mer à proximité des côtes.
Parallèlement, la sécurité des infrastructures et de l’environnement reste une priorité absolue. Les autorités ont ainsi procédé au recensement des stations-service situées dans les zones inondées, ordonnant la fermeture temporaire de certaines d’entre elles. Cette mesure préventive vise à écarter tout risque pour les populations et les écosystèmes avoisinants.
Malgré ces défis, le ministère se veut fermement rassurant, estimant que la situation demeure maîtrisée et stable. Cette stabilité résulte directement des mesures proactives adoptées pour sécuriser les stocks nécessaires. Un suivi quotidien, assuré en collaboration avec les autorités locales, permet de garantir la continuité de l’approvisionnement dans les meilleures conditions possibles.
Ce dispositif de surveillance est renforcé par une cellule de vigilance interne, dédiée au monitoring minutieux de la situation et à la réaction immédiate face à tout imprévu. Le Laboratoire National de l’Énergie et des Mines assure, quant à lui, une permanence pour contrôler la qualité des produits et permettre un déchargement rapide dès que les conditions le permettront.
Enfin, le ministère souligne que cette gestion anticipée et rigoureuse n’est pas le fruit du hasard. Elle découle de l’expérience accumulée par le Royaume du Maroc depuis plus de trente-cinq ans dans l’analyse des changements climatiques et la gestion de leurs impacts concrets.