Regragui serein et visionnaire avant le choc face au Mali

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Affirme sa confiance en défense tout en préparant l’avenir. À la veille du match capital face au Mali, ce vendredi 26 décembre au Stade Prince Moulay Abdellah de Rabat, le sélectionneur des Lions de l’Atlas, Walid Regragui, a livré une conférence de presse rassurante et stratégique, accompagné du jeune talent Abdelhamid Aït Boudlal.

Malgré les inquiétudes nées de la sortie prématurée de son capitaine Romain Saïss contre les Comores, le technicien a tenu à dissiper tout alarmisme concernant son secteur défensif. « À part Romain Saïss, toute la défense est prête. Hakimi est géré au mieux, Aguerd, pas de panique », a-t-il déclaré catégoriquement. Cette mise au point était essentielle avant d’affronter une équipe malienne réputée pour sa puissance physique et son jeu vertical, offrant un premier test de solidité après la victoire initiale (2-0).

Au-delà de la gestion des cadres, Regragui a dévoilé une partie de sa vision à plus long terme en présentant le prometteur Abdelhamid Aït Boudlal. Le sélectionneur a révélé suivre le défenseur depuis son plus jeune âge, le décrivant comme « un énorme talent » et une « vraie pépite ». « Je le connais depuis qu’il est petit. À l’époque, on m’avait attaqué [pour l’avoir convoqué sans expérience pro]. Aujourd’hui, tout le monde demande pourquoi il ne joue pas. Nous, on a une vision », a-t-il affirmé, tout en refusant toute précipitation : « Le plus important, c’est de ne pas le griller. Un talent comme le sien, il faut le faire entrer au bon moment ». Une entrée en jeu contre le Mali n’est ainsi pas exclue.

Fort d’une série invaincue de 19 matches, le coach marocain aborde ce rendez-vous avec sérénité, sans pour autant occulter les imperfections du premier match. Il a reconnu un certain manque de prise de risque offensif face aux Comores : « On a parfois manqué de courses dans les espaces, de présence dans la surface, peut-être trop de sécurité ». Mais il fonde sa philosophie sur la patience : « Cette possession, elle use l’adversaire, et souvent, à la fin, il craque ».

Face au Mali, il s’attend cependant à un adversaire d’une autre trempe, lui portant un grand respect. « Le Mali aura plus de personnalité, plus de maîtrise technique. Il y aura plus d’espaces, mais aussi des moments où nous allons souffrir », a-t-il analysé, soulignant les similitudes avec le Maroc d’antan : « Le Mali me rappelle le Maroc d’avant : beaucoup de talent, mais parfois une difficulté à gérer les émotions. Le jour où ils auront ce déclic, ils seront très dangereux ».

Alors que la CAN 2025 bat son plein à domicile, Regragui a enfin souligné le niveau d’exigence exceptionnel de cette édition, estimant que « toutes les sélections sont pleinement prêtes à jouer le titre ». Dans des conditions d’accueil et d’infrastructures qu’il juge idéales, il estime que le futur vainqueur « aura plus de mérite que les années précédentes ». Son ultime attente ? Que cet avantage du terrain se transforme en une ferveur palpable : « Il faut qu’on sente qu’on est à domicile, que c’est le feu dans le stade ».

Entre la gestion immédiate des cadres, l’éclosion programmée des jeunes pépites et la recherche d’une justesse accrue, Walid Regragui avance donc ses pions avec une vision claire. Le choc contre le Mali constitue désormais la première véritable épreuve de vérité pour des Lions de l’Atlas qui visent bien plus qu’une simple qualification.

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