Au-delà du profil des joueurs, cette représentation dans les grands championnats témoigne d’une réelle maturité tactique et technique. Elle conforte, selon Charafeddine Dinar, le statut du Maroc en tant qu’équipe solide et ambitieuse. Toutefois, dans un tournoi où les détails font la différence, il estime essentiel que la sélection maintienne sa régularité, sa solidité mentale et sa cohésion tout au long de la compétition. Garder son identité de jeu et bien gérer la pression seront, à ses yeux, les clés pour transformer ce potentiel en sacre.
Par ailleurs, l’expert marque son optimisme quant à la capacité du pays à organiser l’événement. Il rappelle que le Maroc dispose des infrastructures sportives de premier plan, d’une logistique performante et d’une solide expérience en matière d’organisation d’événements internationaux. Cet engagement institutionnel devrait garantir une CAN bien structurée, sûre et attractive pour toutes les parties prenantes.
Cette dynamique positive, tant sur le terrain qu’en coulisses, n’est pas le fruit du hasard. Elle découle, explique-t-il, d’une stratégie de long terme axée sur l’investissement dans les infrastructures, la formation des entraîneurs, la détection des talents et la professionnalisation des structures. L’Académie Mohammed VI a été un pilier fondamental de ce projet, avec un modèle de formation moderne qui intègre les dimensions technique, tactique, éducative et mentale.
Ainsi, le football marocain a su forger une identité compétitive solide, visible aussi bien en sélection nationale qu’au niveau des clubs. Fort de cette ascension structurelle et de ses arguments sportifs concrets, le Maroc se présente donc en prétendant sérieux à la couronne africaine en 2025.