Une chaîne de solidarité pour l’école après les inondations

yassine litbate

Soutenir l’éducation des enfants sinistrés. Tel est le cap des initiatives déployées dans la préfecture de M’diq-Fnideq, en faveur des familles de Ksar El Kébir évacuées à la suite des inondations de l’oued Loukkos. Ces actions humanitaires, portées par la société civile en partenariat avec les autorités locales et les départements gouvernementaux, traduisent une mobilisation collective pour alléger les souffrances des populations touchées et, surtout, préserver le droit fondamental des enfants à la scolarité.

Cette dynamique s’inscrit dans le cadre de l’appel lancé par l’Académie régionale de l’éducation et de la formation de Tanger-Tétouan-Al Hoceima. L’objectif est clair : accueillir temporairement dans les établissements scolaires publics et privés de la région tous les élèves affectés par la catastrophe, et ce jusqu’à leur retour dans leurs foyers.

Prenant part activement à cet effort, la Ligue marocaine pour la protection de l’enfance de M’diq-Fnideq a acheminé des aides vitales aux familles. « Ces aides, composées de denrées alimentaires, de médicaments, de couvertures, de vêtements et de fournitures scolaires, visent à garantir la continuité de la scolarisation et à atténuer les répercussions psychologiques », a expliqué à la MAP sa coordinatrice régionale, Ikram Bouchniita. Elle a également souligné que la Ligue, présidée par la Princesse Lalla Zineb, a ouvert les portes du Centre méditerranéen de l’enfant à M’diq pour héberger 11 familles, comprenant 52 personnes dont 30 enfants scolarisés.

Pour assurer une transition éducative sans heurts, une coordination étroite a été mise en place avec les services de l’éducation. Hicham El Hammam, directeur provincial de l’Éducation nationale, a affirmé l’engagement total de son département dans cet élan national. « Les dispositions pédagogiques nécessaires ont été prises pour accueillir les élèves ayant accompagné leurs familles », a-t-il précisé, insistant sur l’adoption de mesures concrètes : recensement et inscription immédiate des enfants dans les classes publiques ou privées, et distribution de fournitures scolaires pour faciliter leur intégration.

Ainsi, au-delà de l’urgence matérielle, c’est un rempart qui se dresse contre la déscolarisation. La priorité donnée à l’éducation, même en temps de crise, illustre une volonté commune de protéger l’avenir des plus jeunes, garantissant que le parcours scolaire reste un droit inaliénable, quelles que soient les circonstances.

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