Justice équitable et autonomisation des femmes et des filles : un thème central lors d’une rencontre régionale à Tanger

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Le thème « Justice équitable : perspectives pour l’autonomisation et l’accès des femmes et des filles à la justice » a été au centre d’une rencontre élargie organisée par la Commission régionale des droits de l’Homme de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceïma, le jeudi à Tanger, en présence d’acteurs institutionnels, associatifs et des droits humains.

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la célébration de la Journée internationale des femmes, qui a lieu chaque année le 8 mars, et s’inscrit également dans la dynamique nationale et régionale lancée par le Conseil national des droits de l’Homme en faveur de l’accès de toutes les femmes et filles à la justice et de l’établissement d’une justice équitable et inclusive.

Les participants ont débattu des obstacles et problématiques empêchant les femmes et les filles d’accéder à la justice, sous leurs dimensions légales, institutionnelles, sociales, économiques et culturelles.

Salma Toud, présidente de la Commission régionale des droits de l’Homme, a souligné que cette rencontre constitue une occasion d’examiner les parcours permettant aux femmes et aux filles d’accéder à une justice équitable, précisant que « sans égalité devant la justice, il est impossible de garantir la justice et de lutter contre l’injustice, la discrimination et l’impunité ».

Elle a ajouté que le Maroc a réalisé des progrès dans le respect de ses engagements internationaux pour garantir l’égalité et prévenir la discrimination envers les femmes, rappelant que la Constitution assure des droits et libertés égaux pour les hommes et les femmes, et que les conventions et accords internationaux ratifiés par le Royaume priment sur la législation nationale. La présidente a également évoqué le renforcement du cadre légal avec des dispositions pour lutter contre la violence faite aux femmes, notamment la loi n° 103.13.

Pour sa part, Anas Saadoun, conseiller au Cabinet de la présidente du Conseil national des droits de l’Homme, a indiqué que la rencontre mettait en lumière les problématiques auxquelles les femmes sont confrontées pour accéder à une justice équitable, en particulier les femmes en situation de vulnérabilité, tout en évaluant le cadre juridique et les politiques publiques et en proposant des alternatives pour renforcer la justice. Il a insisté sur l’importance d’intégrer la dimension de genre et sociale dans la législation nationale et d’assurer la clarté et l’accessibilité des textes légaux, en soulignant les obstacles rencontrés par les femmes pour obtenir des compensations ou dans les procédures pénales liées à la violence.

Enfin, Asma Bennadada, professeure et chercheuse en sociologie à l’Université Sidi Mohamed Ben Abdellah à Fès, a insisté sur le rôle du patrimoine culturel, des valeurs et des normes sociales dans la perpétuation de la discrimination envers les femmes, affirmant que les représentations négatives renforcent la division des rôles entre les sexes et la subordination des femmes, contribuant à légitimer la violence à leur encontre sur le plan social et culturel.

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