Condamne un acte de cyber vandalisme à forte symbolique. Ce mardi 14 octobre, la justice marocaine a prononcé une peine d’un an de prison ferme à l’encontre d’un étudiant, reconnu coupable d’avoir piraté les panneaux d’affichage numérique de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN 2025) à Casablanca. Le prévenu, Fakhr eddine B., y avait diffusé un message insultant envers la police, déclenchant une réaction rapide des autorités.
Selon le réquisitoire du parquet du tribunal correctionnel de première instance d’Aïn Sebaâ, l’étudiant a été poursuivi pour plusieurs chefs d’accusation, dont « outrage à fonctionnaires publics », « intrusion dans un système automatisé de traitement de données » et « perturbation de son fonctionnement ». Ces charges reflètent la gravité avec laquelle les autorités judiciaires ont appréhendé cette affaire, mêlant atteinte à l’ordre public et cybercriminalité.
Les investigations ont établi que Fakhr eddine B. était parvenu à s’introduire illégalement dans le système de gestion des écrans promotionnels dédiés à la CAN 2025, que le Maroc s’apprête à organiser. Exploitant cette faille, il y a affiché des propos qualifiés par le tribunal d' »obscènes » et « attentatoires à l’image des forces de sécurité ».
La temporalité de l’incident, survenu le 30 septembre, a revêtu une dimension politique particulière. Cette action de piratage a coïncidé avec le lancement des manifestations initiées par le mouvement GenZ212, un contexte qui a incité les autorités à ouvrir immédiatement une enquête judiciaire approfondie. Cette coïncidence a sans doute influencé la sévérité de la réponse pénale, dans un climat social déjà tendu.
Au-delà du simple acte de malveillance, ce cas illustre la vigilance accrue des autorités marocaines concernant la sécurité des systèmes informatiques liés aux grands événements internationaux, ainsi que leur détermination à sanctionner toute utilisation des outils numériques à des fins de contestation jugée illégale. La peine prononcée vise autant à punir qu’à dissuader de futures actions similaires.